Chantal Morillon – Peinture

0 0 septembre 13, 2014

Chantal Morillon

Du lundi 29 septembre au dimanche 5 octobre
De 10 heures à 12 heures puis de 14 heures à 19 heures

Vernissage lundi 29 septembre dès 19 heures

PRÉSENTATION

« Dès l’âge de huit ans, j’ai commencé à peindre. Dans la pratique du tissage, du tricot et de la création de dessins textiles pour la Haute Couture, c’est en quelque sorte comme le geste du métier qui continue à m’agir. » 

Née en 1946 en Anjou, Chantal Morillon voit naître sa vocation d’artiste très tôt. Passionnée par l’observation des formes et des couleurs, elle se tourne vers la conception de motifs et d’imprimés pour les grands couturiers.

C’est donc à Paris que débute sa longue aventure artistique. Richesse des teintes et finesse des formes séduisent des grands noms de la haute couture tels que Jean-Louis Scherrer et Christian Dior.

Viendra ensuite une période de changement de vie. Désormais maman, l’artiste vit à la campagne dans un moulin du département de l’Yonne pendant plusieurs années et crée des grands formats, trouve de nouvelles sources d’inspiration. Son travail évolue, ses recherches dans le domaine de la peinture sont multiples. Elle garde ses œuvres : ce sont des travaux d’approche, des travaux d’atelier.
Dans les années 90, Chantal Morillon rencontre Jany et Michel Thibault, fondateurs et dirigeants de l’Atelier Cantoisel, lieu d’exposition consacré à l’art contemporain.

L’artiste décide alors de renouer avec son activité d’origine et commence une nouvelle période de création et d’expositions marquée notamment par ses « Miniatures », gouaches sur soie présentées dans un boîtier transparent.

« Je pense que j’avais envie de faire un autre travail, et je sentais bien que ça allait durer un certain temps ce travail »

Elle est vivement encouragée dans son travail de peintre-plasticienne par Jany et Michel Thibault ainsi que ses amis artistes, ses collectionneurs et les nombreux visiteurs de ce lieu culturel situé au cœur historique de Joigny, classée ville d’art et d’histoire ainsi que par les artistes exposés dans ce centre d’art :

Jean-Paul Agosti, Janos Ber, Christian Bonnefoi, Pierre Buraglio, Jean-Louis Gerbaud, Alexandre Hollan, Jean-Pierre Pincemin, Claude Viallat.

L’artiste disparaît en octobre 2013, des suites d’un cancer, quelques mois après avoir exposé ses derniers travaux à Joigny, sa ville de résidence.

 

L’EXPOSITION

 

« De petits instants présents, immédiats, sensibles.

Des élans de liberté,

Des moments privilégiés. »

 

L’exposition présente une sélection de peintures et dessins parmi la collection laissée par l’artiste. Certaines œuvres datant de 1983 sont exposées pour la première fois tandis que d’autres, plus récentes, font partie d’une série de formats et de textures particulières dont certaines œuvres de la même période ont déjà été exposées et acquises par des collectionneurs. Ce cheminement à travers les différents formats et techniques utilisées par l’artiste nous invite à (re)découvrir l’unité propre à sa poiesis.

 

A propos des Miniatures (collection 2003-2004)

« La richesse de cette « écriture » si particulière ne prend pleinement son sens qu’en ayant face à soi un grand nombre de gouaches. Devant un ensemble conséquent, le spectateur se mue en archéologue, en linguiste, en chercheur qui, par comparaison des formes, des couleurs et des signes, tend à saisir le sens de ces petites gouaches-textes, comme de la plus grande, celle qui englobe la totalité des œuvres exposées. Elle restera cependant toujours incomplète car pouvant se déployer à l’infini avec des effets de mosaïque qu’utilise en particulier, l’art musulman mais l’œuvre de Chantal Morillon, de par la marque de son individualité, s’affirme au sein de notre modernité critique.

Ainsi telles « les Rédactions de Fritz Kocher » de Robert Walser, chacune de ces peintures est à la fois, un élément de liberté, d’humour et de révolte : un ensemble sous-entendu par une morale bien particulière qui est celle du peintre authentique devant assumer, entre autres, l’héritage de l’enfance. » Catherine Pianel, août 2003