Roselyne Cepko | Peintures et dessins

0 0 octobre 20, 2018

Roselyne Cepko, peintures et dessins, du 22 octobre au 4 novembre 2018

Roselyne Cepko, peintures et dessins, du 22 octobre au 4 novembre 2018

Roselyne Cepko, peintures et dessins, du 22 octobre au 4 novembre 2018
















 

Du 22 octobre au 4 novembre 2018, tous les jours de 10h30 à 18h30

Diplômée de Troisième Cycle de l’Ecole du Louvre, Roselyne Cepko a commencé sa carrière comme égyptologue, conférencière et dessinatrice en archéologie. Cela se ressent aujourd’hui encore dans son travail d’artiste, à travers le hiératisme et la monumentalité de ses figures mais aussi dans la précision qu’elle accorde aux lignes.

Dessinant de la main gauche, peignant principalement de la droite, Roselyne Cepko travaille des techniques traditionnelles, telles que la peinture à l’huile, le crayon, l’aquarelle, l’encre de Chine et le pastel. Sa capacité à utiliser ses deux mains dans le processus créatif lui a permis de développer deux styles différents mais complémentaires. Le premier très figuratif, le second plus abstrait, l’un comme l’autre volontairement énigmatiques, illustrant les thèmes de l’identité, des sentiments et de la perception. La recherche de l’harmonie visuelle, le silence et le mystère, définissent son travail.

« Le peuple singulier »

Travaillant sur des sujets volontairement énigmatiques, je conçois mes peintures et dessins comme un moyen d’étendre l’espace : l’espace physique, telle une fenêtre ouverte sur d’autres mondes, et l’espace mental, conduisant sur les chemins du rêve, vers une meilleure compréhension de ce que le mot « humain » signifie.

L’essence de mon travail prend racine dans les mondes infinis de l’imaginaire et se concrétise dans la représentation de leurs mystérieux habitants. Deux univers très différents émergent et se confrontent: un monde primitif, inachevé, dans lequel le temps n’a pas encore cours, et le monde complexe des mythes, qui sont comme un temple de l’esprit humain. En apparence opposés, ils forment néanmoins un tout cohérent, à travers une harmonie visuelle toute entière dédiée à la recherche de l’équilibre.

Je suis fascinée par l’intercommunication, par la relation au souvenir, à l’origine et au temps. Par la perception de l’identité. Par les sentiments, primaires ou complexes, et ce besoin que les êtres humains ont, toujours, d’exister à travers le regard de l’autre. Je m’interroge sur leur unicité et leur vulnérabilité. Enfin, sur cette peur du vide qui définit et oriente leur existence.

Ces deux mondes que j’explore abritent tout une foule d’êtres volontairement indifférenciés ou affichant fièrement leur unicité: on y trouve des ombres silencieuses, parfois cachées derrière des masques, et des personnages légendaires au regard intense, qui fixent le visiteur avec un demi-sourire, sibylles, oracles et poètes dont les ornements complexes s’opposent aux corps inachevés des ombres.

Tous sont différents, mais si certains semblent ne pas nous voir, perdus dans un rêve que nous ne pouvons comprendre, beaucoup nous interrogent du regard, un regard obsédant, parfois moqueur, dont les yeux paraissent ne jamais ciller.

Ces êtres singuliers, pris dans un mouvement irrésistible ou totalement immobiles et comme hors du Temps, sont autant de sphinx murmurant leur énigme à nos oreilles.

Son site